Des jeunes mobilisés dans la lutte contre le Covid-19

Des jeunes mobilisés dans la lutte contre le Covid-19

Les étudiants et jeunes chercheurs sont eux aussi mobilisés pour venir en appui aux professionnels de la santé. Ainsi, plusieurs d’entre eux, volontaires et motivés sont notamment investis dans la cellule de coordination « Ville Hop Covid ».

Une plateforme pour répondre aux professionnels de santé :
Dès le début du confinement et la fermeture des laboratoires, les internes en année de recherche se sont portés volontaires pour soutenir et renforcer la chaîne du système de soins. Ainsi, une plateforme téléphonique et mail de réponse et d’aide à destination des professionnels de santé libéraux de Nouvelle Aquitaine, dédiée au Covid-19 été mise en place. Gaël Galli, actuellement en thèse dans le laboratoire ImmunoConcEpT, explique : « L’objectif est de permettre à un professionnel de santé libéral (médecin, infirmier, pharmacien, kinésithérapeute,…) qui est confronté à des questions, qui souhaite organiser un dépistage ou qui s’interroge sur la prise en charge d’un patient suspect ou atteint du Covid-19 de contacter l’hôpital afin d’obtenir la réponse à ses questions et une aide à la prise en charge de ses patients ».

Formés durant une matinée, ces jeunes volontaires ont également effectué un travail de bibliographie afin de faire le point sur toutes les directives ministérielles sur la prise en charge du Covid-19 en ambulatoire. Jordane Chaix, actuellement en stage dans l’Unité U1218 et interne en pédiatrie précise que plus de 200 appels quotidiens étaient reçus sur la plateforme au début de l’épidémie : « On est aussi là pour décharger un peu le Samu ».
Depuis quelques temps, ce sont les dermatologues qui sont plus sollicités : « Avec ma collègue Léa Dousset, nous colligeons les cas pour l’étude nationale des manifestations dermatologiques dans ce contexte d’épidémie Covid-19 (COVIDSKIN) sous l’égide de la Société Française de Dermatologique présidée par le Pr Beylot-Barry (chef du service de Dermatologie à Bordeaux) », explique Aurore Dupont, en stage dans l’Unité U1035.

Actifs aussi sur le terrain :
En complément de la plateforme, les étudiants sont également actifs sur le terrain, c’est le cas de Damien Le Leu qui réalise sa thèse de sciences au laboratoire ImmunoConcEpT : « Depuis une semaine, nous avons été affecté à l’essai clinique COVERAGE dans le circuit du médicament et des prélèvements, ainsi qu’à la mise en place de fiche de recommandation à destination des médecins de l’étude sur les traitements testés », et Gaël Galli « l’essai qui vient d’ouvrir est destiné à évaluer différents traitements pour la prise en charge de l’infection Covid-19 chez les plus de 65 ans en ambulatoire, c’est-à-dire au domicile des patients. Je suis intégré à l’équipe de régulation médicale qui coordonne l’action des équipes mobiles qui se rendent au domicile des patients dans le cadre de l’essai clinique ».
Des « équipes mobiles de gériatrie » composées d’internes de diverses disciplines apportent aux EHPAD un soutien médical et assurent également des missions de dépistage des résidents et des soignants.
Enfin, des internes comme Florent Peyraud ou Gaël Galli, tous les deux du laboratoire ImmunoConcEpT assurent des gardes hospitalières.

Une expérience professionnelle inédite :
Ils sont une dizaine, (internes et médecins) mobilisés en même temps sur la plateforme téléphonique, les roulements par équipe, (une équipe le matin et une l’après-midi) permettant aux étudiants de continuer leurs études, comme l’explique Jordane : « Je suis présent 2 jours par semaine à l’hôpital, cela me laisse ainsi le temps de rédiger mon mémoire et préparer ma soutenance qui aura lieu au mois de juin mais aussi d’assister aux réunions du labo tous les mardis ». Et Damien Le Leu de confirmer : « Je suis mobilisé 3 à 4 jours par semaine, ce qui me permet de continuer mon travail de thèse en télétravail ». Pour d’autres, fortement sollicités, cela reste difficile de concilier études et mobilisation contre le Covid-19.
Inédite pour tous, cette situation est avant tout l’occasion de se confronter à la gestion d’une crise mais aussi de conforter leur vocation de soignants : « En tant que soignante, cela me semblait indispensable d’aller aider mes collègues mobilisés au CHU », dit Laure Barthod, en stage au laboratoire ImmunoConcEpT. « Je trouve que c’est une super expérience d’avoir été impliquée dans ce projet au cœur d’un enjeu de santé publique internationale inédit. Nous avons une belle reconnaissance de la part de nos collègues en ville, ce qui nous conforte vraiment dans l’idée que notre action est utile, bien que ne nous soyons pas au chevet des malades. C’était sûrement l’un des projets les plus cohérents avec cette année particulière de notre internat, plutôt éloignée de la clinique. Je suis même contente d’y avoir trouvé un certain intérêt en lien avec ma spécialité. Sur le plan humain également, il ne faut pas négliger qu’en cette période de confinement, il est important de maintenir un lien social et cela a permis de belles rencontres », complète Aurore Dupont.

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